lundi 2 janvier 2012

Festival Les Hospitaliers - Nant 30/10/2011

C’est dur de se dire que l’année 2011 doit se passer sans qu’un ultra « XL » n’ait été casé dans le calendrier à tel point que je décide dans le courant de l’été, de rajouter le « festival des Hospitaliers » à mon programme trop light cette année. Ca aurait pu être les Templiers, qui offre un choix plus large de courses, et notamment l’ »Endurance trail 106km», mais nous ne sommes pas libre à cette date.
Est-il utile de rappeler que Nant a été le théâtre des Templiers jusqu’à ce que la course se déplace à Millau pour tout un tas de raisons qui n’ont pas encore fini d’entretenir le buzz…..
Mais Nant, le cœur du Larzac a ses amoureux dont je suis et c’est sans amertume que ce projet murit gentiment au fur et à mesure des semaines d’entrainement des mois de septembre et d’octobre.
Une fois de plus, c’est le talent de Thierry qui fixe les détails de mon entrainement avec toutes les contraintes liées à mon problème de l’aorte (FCmax : 145).
A noter, un enchainement de plusieurs dimanches dans la vallée du Couesnon pour des séances de 3 à 4 heures.
Le jour J arrive. C’est l’occasion de retrouver JB et Martine chez qui nous logeons pour chacun de nos séjours Aveyronnais (on ne les compte plus…..).
L’ambiance à Nant est plus tranquille…… La nouvelle organisation n’a pas encore l’envergure de celle qui organise Les Templiers. Mais elle redouble de bonne volonté et de gentillesse.
Dimanche matin, c’est le départ à la frontale.
L’heure du réveil m’a causé beaucoup de stress car l’heure a changé pendant la nuit écourtée….
Je reste le plus longtemps possible au café sur la place du Claux à siroter un petit noir.
Il faut pourtant sacrifier au pointage des dossards avant de prendre un départ moins bousculé qu’à l’habitude, à cet endroit.
Nous remontons également la route vers le sud-est, mais rapidement Les Hospitaliers marquent leur différence par un itinéraire original et qui n’a rien à envier à leur prédécesseur.
La partie nocturne qui nous amène à Sauclières est 100 pour 100 nouvelle et de toute beauté tout en relance, en petite trace ; on dit « draille » parait t’il.
Les conditions de course sont plutôt bonnes. Il fait frais mais pas trop. Un peu de brouillard au passage des crêtes, mais rien de méchant.
Peu avant le passage des 2 heures de course, la vigilance peut-être relâchée sur un chemin trop facile, je me tords une cheville, la gauche comme d’habitude. J’en ai pris l’abonnement pendant 3 dimanches d’affilée. Le sentier redevient plus escarpé alors que nous redescendons vers Sauclières. Ca me permet de vérifier qu’il y a plus de peur que de mal !
Le jour est bien là lorsque nous pénétrons la petite ville de Sauclières où tous les Templiers bipèdes sont passés pendant toutes ces années.
Rapide remplissage des gourdes avant de prendre la direction de St Jean du Bruel, innovation de l’itinéraire. C’est globalement une longue descente qui commence avec un cadre forestier d’un bout à l’autre et des portions pour se lâcher, et s’amuser ; l’occasion de tester les cuisses en ce début de parcours.
Nous rentrons à peine dans St jean car l’itinéraire bifurque à l’est pour la direction du St Guiral, le point culminant de la course. Je range la lampe au fond du sac et sors mes bâtons. Nous corons depuis 2h40.

L’ascension est longue mais plutôt tranquille. Il ya de nombreuses portions de chemins où il est possible de courir lorsque la pente est moins forte, mais aussi quand ça redescend. Les écarts se sont créés à la faveur de cette portion, et c’est seul que j’arrive au sommet (1300m).

Le soleil a fini par gagner la partie contre les nuages et le brouillard. Nous avons profité des splendides panoramas de cette saison si riche en couleurs Vive l’automne sur les Causses !

J’aime beaucoup le versant nord qui nous ramène à Dourbies, et j’ai bien envie d’y être au plus tôt.
Je bats mon record sur cette portion : à peine plus d’une heure. Le soleil a réussi à percer : il sera grand temps d’alléger l’équipement à ce premier ravito.

Catherine et Mathilde sont au rendez-vous du petit pont sur la Dourbies. La prudence est de mise sur le pont de bois et les galets du sentier : c’est la patinoire avec l’humidité ambiante !
Nous atteignons la salle communale où mes petites femmes se mettent en quatre pour me fournir des vêtements secs, recharger mes poches, et me délester des effets sales ou inutiles. Le chrono affiche les 6 heures de course !
Pour gagner du temps, je repars avec une poche en plastique garnie de mon ravito : c’est plus rapide de manger en avançant !
Les organisateurs réussissent encore à nous surprendre en nous faisant emprunter un autre chemin pour escalader la crête de Suquet. Il fait presque chaud pendant les parties exposées du versant sud. La fatigue commence à se faire sentir pendant la longue et glissante descente vers Trêves. Là aussi, le cadre est connu et reconnu. C’est dans la salle polyvalente habituelle que les bénévoles nous accueillent.
En revanche, un nouvel itinéraire nous est proposé pour gagner le prochain CP. Il va falloir tout d’abord suivre un cruel sentier en balcon au dessus du Trevezel pour rejoindre Cantobre.
Les moyennes s’effondrent lamentablement sur cette trace laborieuse. Le paysage est pourtant splendide en descendant ces gorges. A St Sulpice ça se corse avec des pourcentages bien sévères pour monter vers les Bouissades par l’Aven noir. Ouf ! je suis en vue de Cantobre ! Je sais qu’une dure descente m’attend maintenant, et je m’accorde une pause assis dans l’herbe pour prévenir mon escorte du retard inéluctable.

Avec Fred, 2 ans plus tôt nous avons déjà tâté de cette raide descente. Heureusement, là, il fait jour !
Les jambes répondent encore bien pour ne pas perdre de temps dans la descente bien plus digeste à la lumière du jour !
Un dernier mur nous attend pour escalader le rocher de Cantobre par la face nord SVP ! et atteindre enfin le dernier ravito. Evidemment, je me fais gentiment sermonner, et secouer avant qu’on m’envoie me faire voir sur le Roc Nantais ! Ben oui, c’est comme ça qu’on parle aux coureurs si on ne veut pas qu’ils s’endorment !
La première partie est hyper-raide, et progressivement la pente diminue. Il est même facile de courir en atteignant Le Martoulet (850m).
Ensuite, c’est presque le bonheur ! Dévaler le Roc Nantais en apothéose d’une si belle journée, c’est absolument génial. Je trouve même le moyen de refouler une méchante crampe qui apparait à l’amorce de la descente.
Le chrono me déçoit un peu, mais il faut que je me fasse une raison et admettre mon passage du côté des diesel : classement 136/332 en 12h09 à moins de 130 b/min.
Je savoure : c’est peut-être la dernière fois que je parcours ces fameux chemins !

mercredi 24 août 2011

Août 2011 dans Les Ecrins et l'Ubaye


Fidèle à une habitude qui devient tenace, nous venons de passer, en famille, 3 semaines dans les Alpes du sud : La Vallouise, puis la vallée de l'Ubaye.
Nous avons bien sur arpenté les sentiers des Ecrins et de la région de Barcelonnette pour un total de 15000 m de D+, avec en point d'orgue pour moi le trail Ubaye Salomon (42 km, 2500 m D+) disputé cette fois-ci avec des conditions épouvantables. Une fois n'est pas coutume ! Bien sur, il y a le regret de ne pas conclure cette période par un passage à Cham pour l'UTMB, ou dans les Pyrénées pour le GRP. Espérons que 2012 sera plus favorable.......

Les Hospitaliers, Nant, 30/10/2011


Non disponible pour participer aux Templiers cette année, et n'ayant pas pu m'inscrire au Grand Raid de La Réunion, je choisis finalement le "vieux circuit" des Templiers à Nant (12), délaissé au profit de Millau.
http://www.festival-des-hospitaliers.com/
Il n'y a plus qu'à se mettre au boulot !

mercredi 13 juillet 2011





19 juin 2011, Nasbinals Lozère
J’ai longtemps snobé cette course…. Il y a des a-priori tenaces ! Je pensais que trouver mieux que les Templiers et ses Causses magnifiques, ça n’était pas possible……
Finalement, le projet démarre lorsque Stéphann, un pote de Liffré « décide » que personne du club n’irait au grand raid du morbihan en 2011, considérant notamment que moi, je connaissais tous les cailloux de l’Ultra-marin, après avoir fait toutes les éditions, et que les autres avaient également intérêt à ne pas rentrer dans ma routine ! De fil en aiguille, nous nous retrouvons à 5, bien décidés à en découdre avec ce morceau qui approche dangereusement des 100 bornes.
Stéphann, très tot dans l’année s’occupe de nous trouver un gîte pas loin de Nasbinals (48), et moi, je prends l’initiative de négocier un partenariat avec Nourredine : Nous courrons donc en vert, avec les couleurs de « Sobhi sport »
La pratique de l’Ultra-trail n’est pas un long fleuve tranquille :
Stéphann fait un printemps studieux, sportivement parlant, mais il se blesse durant les 6 heures de Rennes. Ses efforts multipliés pour retrouver la forme seront on ne peut plus erratiques. Didier fait une nouvelle rencontre avec Madame la blessure encore plus tard, juste au marathon du Mont St Michel, et Fred, même si ça parait plus bénin, se plaint d’une tendinite contractée peu de temps avant le D-day. Jérôme va bien, sa seule réserve vient de son manque d’entraînement spécifique. En revanche, il affiche quelques kilos de confort sur la balance ! Et enfin, mézigue, et bien moi, j’ai fréquenté un peu trop mon ami le cardiologue, ces derniers temps, et j’ai longtemps cru que mon Aubrac aurait été dans la peau du coach-suiveur-spectateur.
Stéphann jette l’éponge la veille de la course : nous partons donc à 4, pourtant nous sommes 5 dans la voiture, car le groupe s’est élargi entre temps !
Le voyage se fait avec un temps maussade, mais les prévisions météo ne sont pas mauvaises pour la course. On est même certain d’éviter toute forme de canicule !
Le réveil retentit à 2h30 ce dimanche matin dans le gîte où nous logeons. Chacun se hâte dans ses préparatifs. Finalement, je suis le dernier à monter dans le monospace : j’ai eu un accident de poche à eau, c’est bien le moment d’avoir des fuites !
Nous nous garons sans peine non loin du départ. Un petit quart d’heure à patienter dans le sas départ, et les fauves sont lâchés à 4h00 précise.
Malgré la température frisquette, je suis en cuissard et tee-shirt + manchettes, un bonnet hyperfin, et le packvest avec 2 bidons. Je prends le départ avec Fred, Didier et Jérôme sont devant, et Vincent, derrière.
La mise en route est facile, roulante sur de beaux chemins suffisamment larges. J’ai les sens en éveil, et particulièrement l’œil rivé sur le cardio : les consignes sont strictes !
Globalement le profil est descendant jusqu’au 25ème kilo mais il faudra quand même se tartiner 2 murs pour y arriver, et le cumul approchera les 700m en dénivelé positive à ce premier ravito.
Nous quittons les beaux chemins vers le 10 ème km, c’est pour remonter une piste de ski de St Urcize. Ensuite, le parcours sera un peu plus fun, et nous donnera la possibilité de nous réchauffer. Nous évoluons dans un brouillard parfois épais, et alternons les parties boisées et les passages en crêtes à découvert sous le vent humide !

Au détour d’un chemin, alors que le jour est à peine levé, je reconnais 20 mètres devant moi la silhouette de Didier. S’il est là, je sais que c’est malheureusement cuit pour lui. Dans sa déveine, il aura la chance de ne pas galérer 10 bornes à marcher, avant d’être rapatrié.
Nous quittons la Lozère pour faire une incursion dans le Cantal, et de belles pistes vers la croix du Triadou remplacent les single de la forêt. Enfin un beau sentier, avec des galets bien glissants nous fait plonger vers St Chély d’Aubrac, et le premier ravitaillement. Oubliant toute consigne de prudence, Fred et moi descendons ça comme des dératés !




Le ravito est installé en plein milieu du village, très mignon entre parenthèses !
Je fais le plein des bidons, j’engloutis quelques pâtes d’amande, et je déplie les bâtons. Nous retrouvons Jérôme à ce moment, mais il repart avant nous.
Nous lui emboîtons le pas nous aussi, hâte d’avaler ces 900 m de D+ qui nous attendent avant la prochaine escale. A peine avons-nous quitté ce sympathique village, nous nous retrouvons dans une forte pente, et par un petit sentier. Il faut dire qu’il n’y a guère que 10 km avant Brameloup !
Je sais Fred légèrement faiblir devant moi, naturellement, je prends le relais. J’imaginais alors que ce n’était qu’une petite baisse de régime. Mais très vite je constate qu’il décroche, et quand je me retourne après avoir contourné une pâture, je réalise que je ne le reverrais pas tout de suite.
Nous connaissons un léger répit dans la montée à l’occasion d’une traversée de 2 hameaux situés sur un plateau, autour 1200m, et reprenons l’ascension vers la deuxième station de ski. Nous avons le jour depuis quelques heures maintenant, mais nous avons toujours du mal à nous rappeler que c’est la mi-juin ! Après une dernière montée dans une pente herbeuse, je rejoins une terrasse de ce qui ressemble à un restaurant de station, où les tables bien garnies du ravito m’attendent. Je suis résolu à ne pas trainer en raison du froid, mais je patiente un peu en attendant Jérôme, que je viens de retrouver, car il est au ti-coin. C’est à ce moment que je constate, sentiment étrange, qu’il y a des coureurs qui passent à une centaine de mètres de là : c’est une autre épreuve, sans doute le Cap Aubrac, une des courtes distances du jour (<30km). Nous autres n’en avons pas fini avec l’ascension, nous continuons de remonter une piste jusqu’à la côte 1400 (Suc de Born). Nous retrouvons un carrefour de piste et commençons franchement la descente, parfois sur les fesses, dans les herbes glissantes…..J’ai donc un nouveau compagnon pour faire la route qui vient de changer à nouveau de cap. Nous allons maintenant vers le sud-ouest. Nous empruntons principalement des petites traces souvent peu marquées, en forêt. Nous descendons parfois dans des ravins, ou bien sur des chemins bordés de murets. Il y a aussi quelques parties découvertes pour de courtes liaisons sur routes. C’est plutôt ludique, et généralement très souple, jamais sale bien que les organismes commencent à souffrir. Mine de rien nous allons perdre 600m d’altitude.
Nous remontons finalement pour gagner Prades d’Aubrac, le nouveau ravitaillement. Nous sommes à la mi-journée, et avec Jérôme, avons déjà attaqué le saucisson…….




Je m’étais fixé 10 minutes maxi au ravito. Je respecte bien ce délai, trop même puisque je suis obligé de faire demi-tour peu après : j’ai oublié mes bâtons. Ce contretemps permet à Jérôme de rester avec moi. Il vaut mieux être fort : c’est parait t’il là que les choses sérieuses commencent !
De fait, après une mise en jambe où nous faisons pas mal de routes et de chemins agricoles, nous allons rentrer dans une belle partie de yoyo. Il y a là un accident de terrain que l’organisateur va exploiter à fond puisqu’on a l’impression de devoir le franchir plusieurs fois de suite.
Nous traversons quelques hameaux et de jolies ruines. A la sortie d’Aurelle (jolie église en restauration), Jérôme montre de plus en plus de signes de fatigue. Il décroche une première fois alors que nous descendons un ravin en hors-trace, et à nouveau souvent sur le cul !
En bas, il me rejoint presque pour une traversée à gué, mais je le perds à nouveau pendant la remontée sur l’autre versant. J’essaie de me concentrer sur un objectif que j’ai dû revoir plusieurs fois à la baisse tant le parcours s’est avéré plus rapide que je le prévoyais. Maintenant, c’est « moins de 15 heures ! »J’entame une partie de « Pacman » car de nombreux coureurs ont baissé les armes. Après une dernière traversée de gorges, un dernier pont, nous entamons une longue mais ultime grosse montée. Nous débouchons finalement sur le plateau, qui va être notre paysage typique Aubrac jusqu’à l’arrivée.




Ce dernier terrain de jeu où il faudrait avoir des jambes, car il reste quand même 20 bornes avant l’arrivée est pourtant loin d’être plat. Je parviens quand même le plus souvent à courir, en tout cas, à maintenir un rythme convenable. Nous empruntons une nouvelle fois une ancienne voie romaine et parvenons au dernier ravitaillement, aussi le plus sommaire. Ca me va, je remplis juste les bidons, bien décidé à expédier le dernier tronçon au plus vite. Nous cheminons donc dans les Alpages, et apercevons quelques Burons, ancien habitat typique des éleveurs et qui a donné le nom à l’autre course sur la distance du marathon.




En plein milieu de ce décor à perte de vue, nous avons droit à un dernier mur. Ouaouhh ! il fait mal celui-là. Je relance la course juste après, la machine répond bien et je ne veux pas être dépassé. De plus en plus de spectateurs sont là à nous attendre au bord de la route qui nous descend à Nasbinals. Je relance une dernière fois sur la route car ça revient derrière….Tous mes pépins qui ont rendu compliquée ma participation à cette course, ainsi qu’aux suivantes, ressurgissent à ce moment. La vue se brouille quelques instants à l’approche de l’aire d’arrivée.
Je suis accueilli par Fred et Didier, douchés et habillés malheureusement depuis bien longtemps.
Jérôme et Vincent en termineront 70 minutes plus tard, main dans la main.
Je suis plutôt satisfait de la manière (gestion, alimentation, endurance), et un peu déçu par le résultat 77 ème / 213 finishers et plus de 90 abandons. Il faut dire que ma préparation a été brève et adaptée aux limites qui me sont désormais fixées. J’aurais sans doute pu prendre plus de risques. Je ne boude donc pas ma joie !

samedi 2 juillet 2011

liste des Ultras terminés

Trail des Sangliers, Liffré 55km 2004, 2005, 2006
100km Chavagnes en Paillers 2006
Trail des Sangliers, Liffré 59km 2007
Trail de Guerlédan 52km 2004, 2005, 2006, 2008
Défi trail de Guerlédan 20 + 52km 2007
Grande course des Templiers, Nant (12) 2004, 2005
Trail du Layon (49) 52km 2005
Raid du Golfe du Morbihan 2005 175km
Raid du Golfe du Morbihan 2006 arrêt au 125km
Raid de l'estuaire de la Loire 89km 2007
UTMB 2006
GRR 2006
Raid du Golfe du Morbihan 2007 175km 25h05
UTMB 2007 33h07
Grande course des Templiers 2007 et Puma trail
Origole 2007 71km
Ecotrail 2008 75km
Raid de l'estuaire de la Loire 2008 91km
Raid du Golfe du Morbihan 2008 177km
Trail Ubaye Salomon, Barcelonnette 2008, 2009, 2010, 2011 44km 2500m D+
Trail des Cerfs, Loudéac 70km
GRR 2008
Ecotrail de Paris 2009 78km
Trail de Guerlédan 2009 56km
Ultra-Marin 2009 (56) 178km
UTMB 2009 166km 9400m D+/D-
Endurance trail Templiers, Nant (12) 114km 4400m D+/D-
24 heures de Rennes 2010 174km
Bretagne Ultra trail (56-29) 120km 2400m D+/D-
Trail de Guerlédan 2010 58km 1725m D+
Ultra-Marin 2010 178km
Endurance trail Templiers, Millau (12) 2010 111km 4600m D+/D-
Aubrac Ultra-trail, Nasbinals (48) 97km 4200m D+/D-
Ultra-marin trail "56" 2011 57km
Festival des Hospitaliers, Nant, 30/10/2011, 75km, 4000m D+/D-

vendredi 24 juin 2011

Aubrac Ultra-trail 2011

Nous devons à Stéphann cette belle idée de partir en groupe participer à l'Aubrac ultra-trail à Nasbinals, aux confins de l'Aveyron, de la Lozère, et du Cantal.
L'Ultra n'est pas un long fleuve tranquille: finalement Stéphann est forfait, blessé, et inquiet pour l'UTMB qui approche à grand pas. Au départ, Didier n'est pas serin, et Fred est anxieux lui aussi...... La course s'arrêtera trop rapidement pour eux deux, sur blessure et seuls Jérôme et moi aurons le privilège de rallier l'arrivée. Merci à Noureddine de nous avoir soutenu dans ce projet et dans les suivants : UTMB et GRP

dimanche 24 avril 2011

J'ai l'aorte qui se dilate

En 2007, réalisant qu’il avait en face de lui un quadra déjà bien avancé, mon toubib m’a envoyé faire un test d’effort. A cette occasion, on m’a aussi soumis à une écho du cœur au repos.
Test d’effort OK, mais découverte d’une aorte avec une section un peu dilatée. Le cardiologue m’a donné sa bénédiction mais recommandé un suivi annuel de la fameuse artère……
Très curieusement (mais sincèrement), j’ai très bien entendu que j’étais bon pour le service, mais j’ai oublié la prescription du « suivi annuel ».
En fin d’année dernière, mon médecin m’a rappelé à mes obligations, et m’a prié de retourner faire un tour de vélo sur place au bon plaisir des électrodes.
Le test d’effort était toujours nickel mais le tuyau incriminé a continué à grossir dixit la nouvelle échographie. La première réaction du cardiologue fut (médecine du parapluie) de m’interdire immédiatement toute pratique sportive. Ensuite après l’avoir invité à consulter autour de lui des praticiens plus connectés avec le monde du sport, et notamment des sports d’endurance, on m’a autorisé à courir sans réserve quantitative, mais avec un taquet à 75% de FC max ! Parallèlement, interdiction de participer à des compétitions.
Inutile de vous faire un dessin, on s’ennuie vite à courir en dessous de 125b/min…….
J’ai provoqué d’autres rendez-vous, obtenu de nouveaux examens : scanner, test tapis, écho complète, etc…..Le nouveau verdict est que la dilatation est « légèrement » moins importante qu’il n’y paraissait, que je peux courir à 85% de FC max, et que je re-peux faire de la compétition, mais un quitus susceptible de m’être retiré à tout moment : « Qu’est ce que sera demain ? début ou la fin ? » (sur un air musical).
Évidemment, ça ne change rien à l’issue qui a la forme du billard…..
Mais maintenant j’ai l’autorisation de courir, y compris en compétition, y compris en ultra. En 2010, je suis resté sur l’immense déception d’un UTMB avorté, et d’un Endurance trail où j’ai couru avec le frein car j’étais blessé. C’est pour ça que j’abordais 2011 avec les dents qui rayent les sentiers. Cependant, je suis aussi père de famille, époux. Je dois me comporter en personne responsable……
Je n’aime pas trop faire du déballage, mais si je peux recueillir des expériences intéressantes ou bénéficier de vos savantes réflexions, drôles aussi, toutes sont les bienvenues.